HelpX et Woofing sont souvent utilisés par les jeunes en working holiday

Woofing, HelpX : tout savoir avant de partir en Working Holiday

Connaissez-vous le Woofing ou encore le HelpX (plus répandu en Australie) ? Deux réseaux qui vous permettront de vous loger et de manger chez l’habitant en échange de quelques heures de travaux quotidiens dans des fermes biologiques, des petites exploitations ou chez des particuliers. De quoi s’offrir des souvenirs mémorables autant que d’économiser pendant son Visa Vacances Travail. Attention toutefois, ce ne sont pas ces plateformes qui vous aideront à gagner de l’argent pour voyager… ni de subvenir à vos besoins à long terme !

Avant de me rendre en Nouvelle-Zélande en Working Holiday (pour savoir qui je suis rendez-vous sur la page équipe, Benjamin c’est moi 😉 ), comme tout VVtiste qui se respecte, j’avais soigneusement entrepris quelques recherches afin de traquer les bons plans. Le Woofing m’est alors vite apparu comme l’une des solutions : découvrir un pays, ses habitants, sans trop dépenser d’argent. Et je dois dire que la théorie a confirmé mes attentes : d’un Woofing dans la ferme la plus au sud de l’Ile du Sud à travailler au milieu des animaux à un autre dans le Coromandel à vivre avec une dizaine d’autres voyageurs (animation garantie le soir) jusqu’à chasser au beau milieu de la nuit dans la Golden Bay à Puponga… on peut dire que les expériences ont été au rendez-vous ! Tantôt pour visiter une région, tantôt pour me poser et vivre une parenthèse pour me sentir un peu « comme chez moi » au sein d’une famille, je dois dire que cette formule possède de nombreux avantages.

Parole de « Woofer »

Mais il y a aussi un point sur lequel il convient d’insister. Woofing comme HelpX ne servent pas à gagner de l’argent, indispensable lorsque l’on compte s’offrir des moments inoubliables ou plus pragmatiquement s’acheter une voiture ou un van. Autrement dit, si vous comptez sur des petits boulots pour poursuivre votre aventure dans les meilleures conditions, il vous faudra alterner les deux. C’est ce que j’ai personnellement choisi de faire en travaillant dans le Fruit Picking ou encore, dans un supermarché pour effectuer la saison de ski à Wanaka, petite ville située à une heure de Queenstown et tout aussi proche des pistes.

Woofing, HelpX… Quelques généralités sur ces programmes

Peu importe le réseau, comptez un minimum de cinq jours lors de chaque projet de Woofing ou HelpX jusqu’à plusieurs mois si le courant passe avec votre hôte. Autrement dit, ce service n’est pas là pour vous dépanner une nuit. Sachez aussi que vous êtes libre de partir à tout moment puisque vous n’êtes liés par aucun contrat (ce qui vaut d’ailleurs dans les deux sens). Hors problème de disponibilité de l’hôte, vous mangerez le plus souvent avec lui et sa famille. Une bonne opportunité de leur préparer de temps en temps un repas (belge de préférence 😉 ).

Niveau logement, tout est possible (croyez-en mon expérience) : d’un dortoir avec d’autres woofers à une caravane à peine aménagée dans le fond du jardin à une chambre avec salle de bains privative. Enfin, questions missions, il s’agira le plus souvent de travaux de jardinage (réparer des clôtures, débroussailler des champs…), avec des animaux (les nourrir, les garder…), de vous occuper d’enfants ou bien encore de petites missions de construction.

Que ce soit pour le HelpX, le Wwoof ou le WorkAway, les bénévoles paient des frais d’adhésion avant de contacter les hôtes. Mais alors, qu’est ce qui les différencie concrètement ?

Helpx

HelpX n’est autre qu’une base de données d’hôtes à la recherche de bénévoles pour les aider dans une grande variété de projets : hébergement (farmstays, B&B…), travail dans un domicile de particulier, dans une ferme… Vous créez un profil et envoyez des messages aux hôtes chez lesquels vous souhaitez faire du bénévolat. Selon le site, l’arrangement standard est de 4 heures de travail par jour en échange de nourriture et d’un logement. Il est toujours judicieux de vérifier cet arrangement au préalable pour éviter les mauvaises surprises. Une adhésion de 2 ans à concurrence de 20 euros vous sera demandée.

Workaway

Autre possibilité : Workaway, qui fonctionne sur le même principe. L’arrangement de base de Workaway est de 5 heures de travail pendant 5 jours par semaine en échange toujours de la nourriture et du logement. Une adhésion de deux ans de 29 euros pour une personne seule et de 38 euros pour les couples et les amis sera demandée. Comme pour HelpX, une fois inscrit, vous créez un profil expliquant vos expériences précédentes et vos compétences, puis commencez à parcourir la liste des hôtes. Vous pouvez envoyer un courrier électronique aux hôtes qui vous intéressent et commencer une discussion avec eux pour savoir si vous vous correspondez mutuellement.

Woofing

Le WWOOF (World Wide Opportunities on Organic Farms) est à l’origine du concept d’échange de travail et a été créé en 1971 en Angleterre. Il est aujourd’hui présent dans plus de 100 pays. Comme son nom l’indique, WWOOF est une base de données qui regroupe les fermes biologiques et les petites exploitations appartenant à des personnes disposées à fournir la nourriture et le logement en échange de 4 à 6 heures de bénévolat par jour. Il existe quelques différences avec le HelpX comme l’orientation claire vers l’apprentissage des pratiques agricoles durables par opposition à la réalisation de tâches plus élémentaires en Helpx.

Le Wwoof est plus orienté agriculture bio, fermes bio, permaculture mais en réalité, cette différence a tendance à se réduire avec les années comme j’ai pu le constater. Son principal inconvénient reste que chaque pays a sa propre organisation WWOOF et que vous devez payer une cotisation pour chacun d’entre eux. Si votre voyage vous amène dans plusieurs pays, les frais d’adhésion peuvent s’accumuler assez rapidement. L’adhésion (40 dollars en Nouvelle-Zélande, 90 dollars en Australie) est valable pour un an et vous donne accès à tous les profils, photos, coordonnées des membres, cartes, calendriers et commentaires.

Volunteers Base

Outre ces trois réseaux principaux, vous pouvez également tester la plateforme Volunteers Base, un réseau d’échange gratuit cette fois, sur lequel les hôtes qui ont besoin d’aide et les bénévoles peuvent se contacter sans frais. Les projets varient énormément : agriculture, bâtiment, auberges, enseignement des langues, travail domestique ou communautaire, artisanat…

Un bon profil vous aidera à trouver plus rapidement

A noter qu’il est important de prendre le temps de rédiger un bon profil, avec des photos correctes de soi. Un profil incomplet, mal rédigé… ne vous aidera pas à vous faire accepter. D’autre part, la grande majorité des hôtes ne cherchent pas des personnes qualifiées, à vous donc de montrer que vous êtes quelqu’un de dynamique, motivé, en qui l’on peut avoir confiance car n’oubliez pas que l’hôte accueille un inconnu chez lui. N’hésitez pas à en contacter plusieurs pour optimiser vos chances, si possible deux ou trois semaines à l’avance. Dans tous les cas, n’oubliez pas de personnaliser vos messages pour montrer que vous avez lu leur profil et les tâches à effectuer. Et surtout, profitez 😉

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